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Étude Interfimo 2026 : ce que révèle le marché de la cession des pharmacies en 2025

  • timeexpertise
  • il y a 1 jour
  • 3 min de lecture

L’étude Interfimo 2026, qui analyse 888 transactions de pharmacies réalisées en 2025, confirme une tendance de fond : le marché officinal poursuit sa transformation et les méthodes traditionnelles de valorisation évoluent rapidement.

Affiche Interfimo sur le marché de la cession des pharmacies en 2025, avec laptop, graphiques et fond de pharmacie.

Pour les titulaires qui envisagent une cession, une acquisition ou simplement souhaitent connaître la valeur de leur officine, plusieurs enseignements méritent une attention particulière.


Un marché des cessions des pharmacies toujours dynamique


En 2025, 1 407 pharmacies ont changé de mains. Les cessions de fonds de commerce progressent de 9,5 % par rapport à l’année précédente, témoignant d’un marché actif malgré un contexte économique parfois incertain.

Cette dynamique confirme la résilience du secteur pharmaceutique. La pharmacie demeure une activité attractive pour les repreneurs, portée par son rôle essentiel dans le système de santé et sa capacité d’adaptation aux évolutions du marché.


La fin du coefficient de chiffre d’affaires comme référence principale


Pendant de nombreuses années, la valorisation des officines reposait largement sur un coefficient appliqué au chiffre d’affaires. Cette approche devient aujourd’hui de moins en moins pertinente.

La raison est simple : la structure du chiffre d’affaires des pharmacies a profondément évolué. Les médicaments onéreux représentent désormais une part importante de l’activité de certaines officines. Or, ces produits génèrent des volumes de ventes élevés mais des marges souvent plus faibles que d’autres catégories de produits.

Deux pharmacies affichant un chiffre d’affaires comparable peuvent ainsi présenter des niveaux de rentabilité très différents.

L’étude Interfimo 2026 confirme clairement cette évolution : le pourcentage du chiffre d’affaires ne constitue plus un indicateur suffisamment fiable pour comparer les officines entre elles.


La marge brute devient le nouvel indicateur de référence


Face à cette évolution, les professionnels du financement et de la transaction privilégient désormais la valorisation fondée sur la marge brute.

Selon l’étude, les pharmacies se valorisent en moyenne à 2,68 fois leur marge brute.

Cette méthode présente plusieurs avantages :

  • elle neutralise les effets liés à la composition du chiffre d’affaires ;

  • elle reflète mieux la capacité réelle de l’officine à générer de la valeur ;

  • elle permet des comparaisons plus pertinentes entre pharmacies de profils différents.

La marge brute apparaît aujourd’hui comme l’indicateur le plus représentatif de la performance économique d’une officine.


L’EBE retraité : un indicateur utile mais à interpréter avec prudence


L’étude fait également ressortir un multiple moyen de 7,4 fois l’EBE retraité.

Cet indicateur reste particulièrement intéressant pour apprécier la capacité de l’entreprise à générer des flux de trésorerie et à rembourser un financement d’acquisition.

Cependant, ce multiple ne doit jamais être analysé isolément.

Une même valorisation peut recouvrir des situations très différentes selon :

  • l’évolution récente de la rentabilité ;

  • les perspectives de développement ;

  • la structure des charges ;

  • les investissements à prévoir ;

  • le potentiel commercial de l’officine.

L’analyse de la trajectoire de rentabilité demeure donc essentielle pour apprécier la pertinence d’un prix de cession.


Une valorisation doit toujours être personnalisée


Les moyennes publiées par Interfimo constituent des repères précieux pour comprendre les tendances du marché. Elles permettent aux cédants comme aux repreneurs de se situer dans un environnement de référence.

Pour autant, aucune pharmacie ne ressemble exactement à une autre.

L’emplacement, la patientèle, la structure du chiffre d’affaires, les marges, l’organisation interne, l’équipe en place ou encore les perspectives de développement influencent directement la valeur d’une officine.

C’est pourquoi toute valorisation sérieuse doit s’appuyer sur une analyse approfondie des données économiques et financières propres à chaque pharmacie.


En conclusion


L’étude Interfimo 2026 confirme une évolution majeure du marché des pharmacies : la valorisation s’éloigne progressivement des approches fondées sur le chiffre d’affaires pour privilégier des indicateurs davantage liés à la création réelle de valeur, notamment la marge brute et l’EBE retraité.

Dans ce contexte, l’accompagnement par un expert-comptable spécialisé reste un atout déterminant pour sécuriser une opération de cession ou d’acquisition et déterminer une valorisation cohérente avec la réalité économique de l’officine.


Source : Interfimo – Étude 2026 sur les prix de cession des pharmacies en 2025.

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